1BARDON Jean : Je me souviens de lui très vaguement. Parti de Lisbonne, il a quitté la Compagnie et est rentré à Royal Air Maroc.  

2 - MOURIÈS Jacques : C'est lui qui m'a intégré à Air France. Je n'ai jamais oublié les mots qu'il a prononcés à mon intention, lors de la fête de Noël de 1954 (il y a presque cinquante ans !). Après son départ du Portugal, il a quitté AF, devenant représentant d'une importante marque de voitures automobiles.         

3 - GRABETTE Louis : Des souvenirs aussi très vagues. Fumait à la cachette de son épouse, car il avait une grave maladie cardiaque…

4 - MENUT Pierre : C'est grâce à lui que je suis resté à Air France. Swissair m'offrait à l'époque un salaire supérieur de 40% à celui d'Air France. M. Menut m'a appelé dans son bureau, a refusé ma lettre de démission et a augmenté mon salaire.

Il était passionné par les chevaux.

5DONAT Robert : Il a vécu avec nous le 25 avril 1974. Tellement solidaire, sympathique et compréhensif, nous avons pu passer cette période agitée sans problèmes. Venait souvent à l'aéroport chercher des journaux français et, entre deux sourires, bavardait un peu avec le personnel de l'escale. Parti à Paris (Inspection Asie), je l'ai trouvé un jour (à Montparnasse si je ne me trompe pas) et on a passé un moment ensemble.

Il est revenu à Lisbonne, une quinzaine d'années après, avec sa femme, déjà retraité. Le temps passe vite et la vie continue…

6MALIS Michel : Très sympathique.

Ce qu'il pensait de moi en 1977 : «Cet agent est appelé à devenir l'adjoint du chef d'escale. Il possède les connaissances, la capacité et la présentation nécessaires pour occuper un  tel poste». 

7VILLIERS Michel : Rapports parfois très tendus. On négociait une nouvelle convention de travail. M Villiers était le Président de l'Association des Compagnies Aériennes (RENA) et moi j'étais un délégué syndical super actif. La période révolutionnaire «après la Révolution des Oeillets» était en pleine courbe descendante.

M Villiers est parti ensuite à Santiago du Chili.  

Son séjour à Santiago serait marqué par un événement tragique : accident d'un hélicoptère, qui survolait une station touristique chilienne. Le propriétaire de la station et des cadres d'Air France faisaient partie du voyage. Parmi les victimes mortelles, hélas, il y avait Mme Villiers.

8 - DUMONT Jacques : Toujours avec un air très sérieux, souriait très rarement et parlait le minimum. Pourtant quand je pense à son passage par Lisbonne, je pense toujours à quelqu'un qui a été extrêmement courtois en toutes circonstances. Décédé entre-temps.

9CHAUMETON Jean : Parlait très fort, raisonnait «trop» vite et écoutait très peu, mais il a été – sans aucun doute – un des représentants qui a plus aimé le Portugal et les Portugais. Lors de son affectation ultérieure à Athènes, il n'arrêtait pas de parler de nous, surtout de nos qualités, et de ce fait, nos amis Grecs étaient extrêmement jaloux. Pendant son séjour à Lisbonne, et sous le point de vue humain, on ne peut pas oublier les situations suivantes, entre autres :

- L'appui donné à Déa (malade d'un cancer) et sa famille pendant la longue maladie et après sa mort ;

- L'appui donné également à Clara après un accident à Bangkok ;

- L'initiative d'augmenter les indemnités en cas de décès et les compléments de retraite du personnel local. 

Il vit à Toulouse, «plus prés du Portugal» comme il a annoncé par message au moment de son départ à la retraite. Il aura trouvé, finalement et sans aucun doute, le temps de jouer la trompette, une de ses passions.   

10 MOTEL Gilles : Le plus jeune de nos Représentants. Venait d'Air Inter. Savait écouter les gens, ce qui ne veut pas dire évidemment qu'il était toujours d'accord. M'a laissé un très bon souvenir, étant toujours attentif, courtois et affectueux. M'a salué par e-mail lors de mon départ à la retraite.

11 NICOLAS Bernard : Venait du Mexico, est passé par Porto, avant de venir à Lisbonne. Je garde un bon souvenir de son passage par le Portugal.

Pour éviter des comparaisons, il ne faut pas oublier que son séjour à Lisbonne a coïncidé avec une période de vaches maigres…

J'ai beaucoup apprécié sa présence, lors d'un dîner surprise organisé par le personnel de l'escale, pour fêter mon 40e anniversaire d'Air France. Les collègues m'ont offert une belle plaque et il m'a donné toutes facilités pour un voyage à Recife avec mon épouse et fille.

Après Lisbonne, il est parti à Pékin.

12 ARGOUD Marie-Claire : Venait de Madrid. Première femme avec ce poste au Portugal. Toujours à courir, toujours au téléphone, toujours en retard… mais toujours attentive, gentille et humaine.

En juin 1996, elle disait de moi : «G.S. offre toutes les garanties techniques, commerciales et humaines pour prendre en mains, la succession de B. Roulet». 

En juin 1997, m'a proposé pour la Médaille du Travail Française.

Quittant Lisbonne, elle est allée occuper un poste important au siège. Déménagement désastreux. Colis disparus. Vaisselle «Vista Alegre» cassée.

Très bon souvenir de son passage au Portugal.

13EMY Marc : Venait de Mexico après Le Caire. Très gentil, calme et chaleureux dans ses contacts humains.

Il était capable de changer l'ambiance monotone d'une réunion avec une phrase, une observation ou une présentation. Quelques choses paraissaient difficiles et, pourtant, il écoutait, décidait et en prenait la responsabilité. Bien sûr qu'il savait aussi dire non mais expliquait pourquoi.

Je lui dois entre autres : l'acceptation par le siège de mon départ anticipé à 62 ans, l'acquisition de la Médaille d'honneur du Travail «Grand Or» (en fait, je n'avais que le diplôme) et, finalement, la présence de nombreuses personnalités lors de mon dîner de départ.  Aussi la remise de la Médaille par M. le Consul de France. Ce qu'il pensait de moi en mars 1998 : «Depuis que Gabriel de Sousa assure la responsabilité de l'escale de Lisbonne et la supervision de celle de Porto, il a pu démontrer son autonomie tout en menant à bien les tâches demandées par sa hiérarchie tant fonctionnelle qu'administrative. Le récent Audit effectué a conclu à une parfaite tenue de l'escale de Lisbonne. G.S. a gravit depuis 44 ans tous les échelons de la hiérarchie de l'escale de Lisbonne, gagnant la confiance de ses supérieurs par ses grandes compétences, sa rigueur, son sens commercial et sa disponibilité. Sa parfaite connaissance des lieux  et des hommes lui on permis de réagir de façon efficace et rapide face à des évènements imprévus. Ses qualités et sa discrétion lui valent le respect et le dévouement de l'ensemble de son équipe». 

Lors de son départ de Lisbonne, j'étais à presque 400 Km… J'aimerais le revoir un jour !