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«Marcel est parti dans son sommeil, cette nuit» - Ainsi j’ai pris connaissance, à midi, de la disparition de Marcel Ferrer.

Ancien Chef d’Escale à Lisbonne (1977/1979), Marcel Ferrer, âgé de 81 ans, a laissé des amis partout où il est passé : en Algérie, en France, en Afrique francophone, au Brésil, aux États-Unis, au Portugal, etc.

En 1980, il est parti en préretraite. Resté quelque temps en France, je l’ai rencontré à Courbevoie où il a travaillé dans une société SOS – réparations et aussi à Paris où il m’a invité à dîner dans un restaurant très spécial. S’agissait d’un restaurant Corse, du côté de Cambronne, où on réglait la note selon les revenus du client. Les chômeurs mangeaient gratuitement.

Il est parti ensuite pour le Nordeste brésilien où il a fait bâtir une maison. Quand j’y suis venu, il était déjà connu de tout le monde. Il suffisait de demander par «le Français»…

Il venait en Europe une fois par an, pour passer l’été en compagnie de son fils et de ses amis des temps d’Algérie. Il passait toujours par Lisbonne à l’aller et au retour. On bavardait, on mangeait des sardines grillées avec du «rouge», on faisait des achats et des promenades.

En Mai 2005, comme j’ai raconté à l’occasion, il a effectué son dernier voyage entre le Brésil et l’Europe. Je l’ai vu à Lisbonne et son état de santé était vraiment préoccupant. Il comptait profiter de son séjour en France pour se faire soigner.

Quelques jours plus tard, il a eu un double accident vasculaire cérébral et a été dans le coma pendant plusieurs semaines.

Marcel Ferrer a passé le reste de ses jours dans une maison de retraite médicalisée tout près de son fils qui le voyait plusieurs fois par semaine. Je n’ai pas eu le temps de me déplacer en France pour le visiter comme j’avais l’intention. Il est parti cette nuit, me laissant triste et appauvri.