11 mai 2007
MAI 1991 – AIR FRANCE A FAIT SON ENTRÉE À LA TÉLÉVISION
Air France, en Mai 1991, a créé l’évènement. La Compagnie a fait son entrée sur les
écrans publicitaires de la télévision. Une grande première. Jamais un film institutionnel, présentant l’entreprise au grand public, n’avait été projeté sur les chaînes nationales. Un vrai film. Non pas un simple “spot” publicitaire, mais une défense, une illustration d’un certain art du voyage aérien. Non pas une simple mise en valeur du “produit” Air France, mais un hommage au capital le plus précieux de la Compagnie, ses hommes et ses femmes, avec tout leur professionnalisme et leur réel engagement au service du passager.
Le héros du film, un enfant entre ciel et terre. Mais pas n’importe quel enfant. Le Petit Prince, personnage légendaire extrait de l’ouvrage d’Antoine de Saint-Exupéry. Mais l’enfant blond, sur lequel se penchent tant de fées bienfaisantes, symbolisait aussi tous les passagers qui chaque jour empruntent les avions de la Compagnie. Ce qui vaut pour lui, vaudra pour chacun d’entre eux, aujourd’hui comme demain. Si bien que de proche en proche, la relation affective, ainsi nouée avec l’enfant assoupi, s’étend à tout l’univers humain et technologique d’Air France. Le Petit Prince sommeille paisiblement,
vulnérable et serein, cependant qu’autour de lui s’activent, dans l’ombre, hommes et machines. Qui ne rêverait d’être ainsi choyé, veillé, secrètement protégé ?
La publicité télévisuelle, c’est entendu, possède une force de conviction déterminante. Pour Air France, s’y aventurer n’en impliquait pas moins de bien préparer son intervention. «Après l’ouverture aux compagnies aériennes des écrans publicitaires de la télévision française, nous étions convenus de surveiller attentivement la concurrence» avait précisé François Eldin, Directeur de la Communication. «Korean Airlines, à l'’occasion des Jeux Olympiques, British Airways et d’autres y ont fait des apparitions épisodiques. Air France ne pouvait pas indéfiniment rester à l’écart»
«On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux» - Cette phrase de Saint-Exupéry, tiré du Petit Prince, délivre un message d’excellence, et s’articule autour du personnel tout entier qui, visible ou invisible, assure la sécurité et la sérénité du passager.
Le premier film institutionnel fournissait précisément l’occasion pour marquer cette conviction : la première valeur d’Air France c’est son personnel. Il fut d’emblée décidé qu’Air France ne ferait la différence qu’en montrant, en lieu et place, les artisans qui en sont à l’origine, le personnel tout entier.
De la conception à la réalisation, le pas fut vite franchi. Il avait été décidé que le film serait une création collective. Pas question de bâtir sur des clichés, des idées toutes faites. Il fallait donc que tous ceux qui allaient contribuer à son élaboration rencontrent tous
ceux qui font la Compagnie au quotidien, et là où ils la font. Ateliers, bureaux, salles d’embarquement, avions, tout devait être dévoilé.
Mais l’association du personnel à la réalisation ne s’est pas arrêtée là. Suggérer, conseiller, débattre était bien. Participer au tournage et même jouer dans le film était encore mieux. Force fut de retenir pour les premiers rôles des comédiens professionnels. En revanche, l’essentiel des seconds rôles furent tenus par des
agents filmés dans leurs gestes de travail quotidien. Tous s’y prêtèrent non pas seulement de bonne grâce, mais avec enthousiasme.
Un film de se raconte pas. Et surtout pas celui-ci. Il se doit d’être découvert, savouré puisque entièrement construit autour de détails, de petites touches faisant essentiellement et d’abord appel à la sensibilité. Que peint-il, sinon des situations naturelles. Un enfant endormi, une main caressante, une couverture que l’on remonte tendrement sur un fond étoilé. Et puis des ateliers avec d’imposants réacteurs, des banques d’enregistrement animées de passagers pressés, un cockpit où l’on s’apprête sereinement à décoller. Autant de touches légères par quoi s’anime l’émouvant tableau d’une entreprise saisie dans son quotidien.
Dans le même temps, cependant, de petits indices laissent à penser qu’il ne s’agit ni d’un enfant comme les autres, ni d’une compagnie comme les autres.
Le film est une toile un peu surréaliste, dans laquelle coexistent et se mêlent, comme dans un kaléidoscope, l’univers couleur acier de la technologie avec celui doré de la chaleur humaine. Tout ce fondu émotionnel étant par ailleurs discrètement servi par des harmonies d’une musique emprunté à Ennio Morricone dans le film Mission.
(Résumé/adaptation d’un article publié dans “France Aviation” - Mai 1991)
Seize ans après, je vois le film avec nostalgie, mais avec la certitude que le personnel de la Compagnie continue à être son capital le plus précieux.
Commentaires
LE PETIT PRINCE...
Bonjour, je me souviens lorsque j'ai été mise en ligne en tant que stw air france base nouméa, j'ai été frappé par ce petit prince légendaire de st.ex dans le spot publicitaire d'air france de l'époque... en accompagnement la sublime musique d'enio moricone tiré du film mission, j'en restais en extase devant ce petit prince où l'hotesse venait le couvrir durant son sommeil sur un vol de nuit, certainement vers rio ou montréal. je souhaitais connaitre la possibilité de me procurer la copie de ce spot ... air france demandez nous le monde : je vous laisse mes coordonnées mail : raph7.mauligalo@hotmail.com
merci à vous, bon vent, bon vol, bonnes voiles... raph.le.goeland
Publicité 1991
Cher ami:
J'ai envoyé le film souhaité par e-mail.
J'ai aussi le film qui raconte la production du spot publicitaire, mais il dure environ 12 minutes et il est impossible de l'envoyer par email (107 MB).
Si vous pouvez, dites-moi si c'est bien cela que vous désiriez.
Bien amicalement
Gabriel
raph.le.goeland
Pourquoi le petit prince de saint.ex ne renaitrait-il pas quelque part en ce Monde ? oh ! grands voyageurs, admirables nomades qui venez et repartez en tout temps et en tous lieux !!! Englouti après "un vol de nuit" dans son histoire par le serpent sous les sables d'Afrique il renaitrait quelque part pourquoi pas vers des mers lointaines, loin du bruit des moteurs et des baobabs mais là bas.... du côté du plus grand océan du globe sur les mers de l'Océanie, ce grand bleu dont on ne cesse de ne voir qu'en image télé, là bas où les gens sont aimables, fiables, des valeurs sûres pour l'humanité entière...
Il reviendrait parmi nous comme "little messiah"
fils d'un dénommé Ulysse et d'une sirène de nos régions, celles qui règne sur les mers australes..... sur les mers du PACIFIQUE SUD...
Merci le petit prince
EXPO. VIRTUELLE
J'invite donc le petit prince à venir voir mon expo virtuelle sur l'annuaire visuel des arts contemporains sous le site de ARTACTIF.......
http://www.artactif.com/raph
PNC AF. ASIE.PACIFIQUE
A BIENTOT PETIT PRINCE et BON VOYAGE...
à nouméa à paris ou sur nos lignes. raph.le.goeland
pub Air France
Bonjour !
Comment retrouver sur Internet, les trois pubs réalisées par Roy Andersson en 1995 pour Air France ?
Orkerstern, Flygplanet et Familjen
Auriez-vous une piste ?
Merci d'avance
AL
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Merci d'avance
AL
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Chère amie
Malheureusement, je n'ai aucune idée...
Essayez quand-même de contacter Roy Andersson au mail suivant:
Studio24@royandersson.com
Amicalement
Gabriel
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