29 janvier 2009
ATTERRISSAGE À SAINT-MARTIN
Remarquez les horaires des vols affichés sur la planche de surf et aussi, en bas, l’information «dames en topless ont des boissons gratuites»...
(cliquez dessus pour augmenter l'image)
28 janvier 2009
INÊS GARANITO PART À LA RETRAITE
Après 32 ans d'Air France, la carrière professionnelle d’Inês
Garanito (Comptabilité Air France - Lisbonne) s'arrêtera le 31 janvier prochain.
Une page de sa vie se tourne et une autre va
être écrite… Nous lui souhaitons une longue et heureuse retraite.
Elle sera remplacée par Maria de Lurdes Pedro qui était agent comptoir AF à l’aéroport de Lisbonne.
17 janvier 2009
1909 - IL Y A DÉJÀ UN SIÈCLE
Regardons ensemble ce qui s’est passé, dans le Monde en général et dans l’Aviation en particulier, dans cette si lointaine année de 1909, il y a déjà un siècle.
DANS LE MONDE :
- Accord franco-allemand sur le Maroc. La France garantissait à l’Allemagne un accès commercial et industriel au Maroc. L’Allemagne reconnaissait les intérêts politiques de la France dans le pays.
- Fondation de l’Union Sud Africaine.
- Abolition de l’esclavage à Zanzibar.
- La Colombie a reconnu l'indépendance de Panama.
- Les troupes américaines ont quitté Cuba, mais ont gardé la base de Guantánamo.
- Robert Peary a atteint le pôle Nord après sept tentatives infructueuses. Une polémique s'ensuit avec Frederick Cook qui affirmait avoir atteint le pôle en avril 1908.
- Inauguration du circuit automobile d'Indianapolis, aux États-Unis.
- Intervention américaine au Nicaragua (1909-1933).
- Aux États-Unis, 1% des firmes assurait 44% de la production manufacturière ; 1% de la population détenait 47% de tous les biens.
- Ford a vendu 10 700 automobiles.
- Soumission de Bali aux Hollandais.
- Fondation de Tel-Aviv, première ville juive en Palestine.
- À Nax (Valais), le toit d'une église s'est effondré pendant le service religieux. 31 personnes ont été ensevelies.
- Le nouveau Premier ministre Serbe a annoncé son programme de constitution d’une “Grande Serbie”, en revendiquant la Bosnie-Herzégovine, la Dalmatie et la Croatie.
- La pression allemande sur la Russie a obligé la Serbie à s’incliner dans la crise balkanique. La Serbie a accepté l'annexion de la Bosnie-Herzégovine par l’Autriche-Hongrie.
- L’Empire Ottoman a reconnu l’indépendance de la Bulgarie. 
- Coup d’État militaire en Grèce.
- Albert I de Belgique est devenu roi des Belges, après la mort de Léopold II.
- Les autorités britanniques ont fixé unilatéralement les limites de Gibraltar.
- Prix Nobel de Littérature pour Selma Lagerlöf.
- Naissances : Simone Weil, femme philosophe français ; André Girard, résistant français ; James Mason, acteur britannique ; Guy de Rothschild, banquier français ; Benny Goodman, jazzman américain ; Errol Flynn, acteur australien ; Andreï Gromyko, homme d'État soviétique ; Elia Kazan, réalisateur américain d'origine grecque ; Francis Bacon, peintre britannique ; Eugène Ionesco, écrivain français.
- Décès : Geronimo, chef indien de la tribu des Apaches Chiricahua, établi aux États-Unis ; le prince Charles de Bourbon, duc de Madrid, aîné des Capétiens et chef de la maison de France ; Albert-Auguste Fauvel, explorateur et naturaliste français ; Léopold II de Saxe-Cobourg-Gotha, deuxième roi des Belges.
DANS L’AVIATION :
- L’Aéro-club de France a délivré les seize premiers brevets de pilote aviateur. Le premier a été remis à Louis Blériot, le seizième à
Wilbur Wright. (Janvier)
- À Issy-les-Moulineaux, Louis Blériot a volé sur 200 m à 75 km/h, avec son nouveau monoplan XI équipé d’un moteur de 30 ch. (Janvier)
- Igor Sikorsky, âgé de 19 ans, est parti de Kiev à destination de Paris pour acheter le moteur et les éléments nécessaires à la construction d’un hélicoptère. Sa sœur Olga lui avait offert l’argent. (Janvier)
- L’Antoinette nº 4 a effectué un vol d’essai de 5 km en présence de Léon Levavasseur et d’Hubert Latham. (Février)
- Au Canada, McCurdy a réalisé un vol de 32 km à bord du Silver Durt. (Mars)
- L’Aérophile a publié un article d’André Noël. Il y exposait son procédé de construction
d’ailes extensibles en cours de vol pour obtenir des variations de vitesse, adoucir les atterrissages et faciliter les départs. (Avril)
- Un monoplan a réalisé un vol avec passager. Hubert Latham a emmené René Demarest sur son Antoinette. (Mai)
- Un nouveau biplan est né. Largement inspiré des engins des frères Wright, cet appareil était dû à la collaboration entre le fils d’un célèbre
ecclésiastique, Geoffrey de Havilland, qui avait dessiné l’un des premiers autobus à moteur de Londres, et Frank Hearle, un ingénieur naval des Cornouailles. Équipé d’un moteur à 4 cylindres de 45 ch. qui actionnait deux hélices propulsives en aluminium. De Havilland avait dû emprunter 1 000 livres à son grand-père, comme avance sur son héritage. Sa fiancée avait cousu la toile de coton qui recouvrait les ailes. (Mai)
- Latham a volé durant 1 h 7 m 37 s à bord d’un Antoinette nº 4. (Juin)
- Sur son monoplan XII, Blériot a réussi un vol avec deux passagers : Santos Dumont et André Fournier. (Juin)
- Louis Breguet a abandonné la mise au point des gyroplanes et a construit en quelques semaines l’aéroplane Breguet nº 1. Il a effectué son vol inaugural avec un moteur de 50
ch. (Juin)
- Le Daily Mail a offert 25 000 francs-or au premier aviateur qui traverserait la Manche. Louis Blériot avait dépensé en quelques années l’argent de sa femme et sa fortune personnelle pour fabriquer des avions qui ne se vendaient pas. Au bord de la faillite, il a conçu le Blériot XI, un superbe monoplan. Il s’était inscrit à tous les meetings aériens pour renflouer sa caisse et en a gagné plusieurs.
Il s’est installé à Calais et a décidé partir le 25 juillet. Après un court vol d’essai, il a foncé vers la Manche. Il a survolé le contre-torpilleur l’Escopette, à bord duquel se trouvait sa femme. Puis il s’est trouvé seul avec la mer immense d’où montait la brume. Il avait une boussole, mais elle s’est bloquée. Enfin une ligne s’est dessinée à l’horizon. Il a viré à gauche et le port s’est présenté devant lui avec ses falaises. Le vent l’empêchait de monter. Dans un creux, une tache verte. Il a évite des maisons, coupe le moteur et s’abat plus qu’il ne se pose sur une prairie de North Fall Meadow.
Dans la soirée il sera félicité par l’ambassadeur de France. Le lendemain, à Victoria Station, il est accueilli par le propriétaire de Daily Mail qui lui remet le prix. Puis c’est l’Aéroclub de Grande-Bretagne qui lui remet une médaille d’or. Félicité par le roi Edouard VII, Blériot n’a qu’une envie :
échapper à toutes ces mondanités… (Juillet)
- L’armée américaine a acheté son premier avion. L’état-major a donné son accord officiel pour le biplan type A des Wright. (Août)
- On était habitué à voir Eugène Lefebvre exécuter les plus incroyables acrobaties. Cette fois pourtant, sur le terrain de Port-Aviation, près de Juvisy, il ne se livrait à aucune fantaisie. Les spectateurs qui regardaient évoluer le biplan Wright Flyer sur lequel il volait, l’ont vu avec horreur piquer vers le sol à une vitesse de 70 km/h. Triste fin pour un jeune homme de 25 ans, chef pilote de “Ariel-Wright”. Il était ainsi la première victime européenne de l’aviation. (Septembre)
- Ferber est arrivé à Wimereux avec son avion et a effectué une démonstration. Dans l’assistance, Charles de Gaulle. Il se tuera six jours plus tard, lors d’un vol sur un biplan “Voisin”. (Septembre)
- Von Zeppelin a fondé la DELAG, première compagnie aérienne commerciale au monde. (Octobre)
- Le comte Charles de Lambert a survolé la Tour Eiffel à 400 m d’altitude avec le biplan Wright et est retourné se poser à Port- Aviation : il avait couvert 48 km en 49 m 39 s. (Octobre)
- Dans l’euphorie du succès consécutive à la traversée de la Manche, Blériot n’a pas
cessé de faire des manifestations et de prendre des risques insensés. Plus de cent appareils lui ont été commandés. Il participe à la “Semaine de Champagne”, il va à Budapest où il ravit la foule. Puis à Vienne, devant 300 000 spectateurs. Après, Bucarest où l’avion ne peut pas décoller cause incidents mécaniques. Les Roumains sont déçus. Finalement Istanbul ne lui a pas porté chance. Il a décidé de décoller malgré un très fort vent. Alors qu’il survolait à 20 m de hauteur un quartier résidentiel de la ville, une rafale l’a rabattu vers le sol. Déséquilibré il n’a pas pu maîtriser l’avion qui a percuté une maison. Contusions multiples, traumatismes au foie et à la rate et des fractures des côtes. La nouvelle s’est répandue rapidement et la question était sur toutes les lèvres : Louis Blériot revolerait-il ? (Décembre)
05 janvier 2009
LES MÉCANICIENS AU SOL (texte revu, complété et corrigé)
Grâce à des informations transmises par un aimable visiteur de ce blog, je suis en
mesure de répéter un message publié le 6 Novembre 2004, avec plusieurs corrections et précisions.
Un ami des Services d'Entretien d'Air France m'avait envoyé un très aimable email me demandant si je pouvais publier les photos de tous les Mécaniciens qui ont été affectés à Lisbonne, comme je l'avais fait pour les Chefs d'escale et pour les Représentants. J’ai fait mon mieux !
Le premier Mécanicien que j'ai connu à Lisbonne s'appelait Roland Patraud qui, d'ailleurs, a été celui qui est resté plus longtemps au Portugal. Décédé récemment.
Nous travaillions dans le même bureau au sous-sol de l'ancienne aérogare. Devant nous c'était le bureau de l'Agent en douane, à gauche le Bar et le Restaurant (on ne mourait pas de faim ni de soif…) et à droite la sortie de l'aéroport. Au milieu du hall deux escaliers, l'un amenant à la salle des arrivées - douane, l'autre à la zone d'enregistrement et aux bureaux de trafic. On était très bien placés.
C'était une époque où on avait moins d'avions et plus de moyens, peut-être parce que les pannes étaient plus fréquentes. On a eu même trois aides mécaniciens portugais : Marcos Gabriel et Dimas (partis ensuite à la TAP) et Alpalhão (devenu chauffeur camion de Sacor - Compagnie pétrolière).
Après Patraud, on a eu Jacques Giraud (parti de Lisbonne déjà très malade et décédé en France), Pierre Gaulier (dont je garde une Encyclopédie de Citations Célèbres qu'il m'avait acheté à Paris), Claude Herpin, Jean-Pierre Pradinas (1981/1984 ; après le départ de Lisbonne : mécanicien itinérant 1984/1986, longs remplacements aux Comores et en Inde, affecté à Recife 1986/1990 où il a été témoin des premières élections libres après la dictature, instructeur B747-200 et 400 à Paris, affecté à Tokyo 1993/1998, Inspecteur Europe de l’Est et Asie/Pacifique et actuellement Responsable de production), Claude Courtot (1987/1990 ; je l’ai retrouvé tout à fait par hasard dans une petite rue de Nice, alors que j'y me promenais avec ma femme) et Roger Monard (1990/1993 ; avec un fils marié d'une portugaise).
En plus de ces sept Mécaniciens au sol dont je possède des photos, il y en a eu plus quatre : Pierre Iund (1978/1981), Rémi Richard (1984/1987), Christian Fament (1992/1993, le plus jeune de tous les mécaniciens que nous avons eu, décédé en 2002) et un autre dont je ne me souviens pas du nom (il était chauve, sympathique et très solitaire. Un ami à moi lui a donné un très beau chien qui venait de naître ; resté très peu de temps à Lisbonne par rapport aux autres).
Remi Richard m'a invité une ou deux fois dans sa maison de la banlieue parisienne et m'a proportionné une belle promenade dans Paris (j'ai conduit par la première fois une voiture japonaise avec vitesses automatiques et il m'a montré une brasserie où on pouvait trouver des bières du monde entier).
Pierre Iund a été un bon compagnon de plusieurs déplacements à Porto à une époque où il y avait des travaux de nuit dans la grande piste de Lisbonne ce qu'obligeait les B 747 de l'Amérique du Sud à se poser dans cet autre aéroport au nord du Portugal.
Deux petites histoires. Un jour, cause brouillard, la TAP a annulé le vol que nous devrions emprunter à destination de Porto. Avec nous, deux passagers à destination de Quito. J'ai aussitôt “négocié” par téléphone avec le Chef d'escale (Marcel Ferrer) la possibilité de louer un taxi aérien pour nous transporter (Iund, moi, l'agent de trafic Juan Bilbao et les deux passagers). Les billets des passagers (recette non perdue) seraient assez suffisants pour compenser les frais encourus. Accord obtenu. À l'arrivée à Porto un vent et une pluie terribles. Après plusieurs tours au-dessus de l'aéroport et plusieurs contacts avec la tour pour connaître la force du vent et les visibilités, le pilote décide de faire l'approche. Moi, que j'étais juste derrière lui, je ne voyais absolument rien et c'est avec un grand soulagement que j'ai senti une petite secousse et écouté une voix qui disait «Tac tac nous y sommes». Je n'ai jamais oublié cette phrase. Bravo Commandant !
Une veille de Noël nous sommes allés dîner en Ville (hôtel de Porto). Morue avec des choux comme on a l'habitude au Portugal à cette époque là. Quand nous avons voulu rentrer à l'aéroport, pas moyen de trouver un taxi. J'ai dû me mettre devant un taxi qui passait occupé… J'ai fait des signes et ensuite je lui ai demandé d'appeler un autre taxi par radio téléphone. Nous sommes arrivés juste à temps de traiter l'avion…
À partir d'un certain moment on a donné toute l'assistance technique à la TAP, avec un mécanicien “à la demande” en cas de panne. Les Pétroliers s'occupaient entièrement des pleins carburant et les Agents d'opérations de la phonie arrivée / départ. On était en pleine période de vaches maigres. Une de plus. Air France néanmoins réussira toujours à surmonter les difficultés !
