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- En Mai 1919, avant même d’amerrir à Plymouth sous les applaudissements de la foule, le lieutenant-commander Albert C. Read et ses cinq compagnons étaient déjà des héros. Ce port du sud-ouest de l’Angleterre était la toute dernière étape d’un voyage historique qui avant commencé à Rockaway Beach, non loin de New York. Trois hydravions Navy-Curtiss avaient décollé ensemble, leurs commandants étant résolus à relier le nouveau et l’ancien continent par la voie des airs. Dotés d’émetteurs-récepteurs, ils pouvaient se communiquer entre eux ou avec des navires américains placés à intervalles réguliers sur leur trajet. Ils s’étaient envolés à destination de Terre-Neuve. Puis, après 15 heures et 13 minutes de vol, ils se sont posés dans le port de l’île de Horta aux Açores. Deux des hydravions ont dû abandonner, victimes de pannes. Bloqué par le mauvais temps, Read a finalement pu quitter les Açores à destination de Lisbonne, où il amerrit après un vol de 9 heures et 43 minutes. Le dernier tronçon Lisbonne - Plymouth a été une simple formalité.

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- En Juin 1919, le constructeur Vickers a fait acheminer par bateau le Vickers Vimy qui ferait la traversée de l’Atlantique d’ouest en est. Il a fallu remonter méticuleusement l’appareil, arrivé dans treize caisses de bois. La victoire a été totale. Pour la première fois un avion a traversé l’Atlantique sans escale. Les anglais John Alcock, le pilote, et Arthur Brown, son navigateur, ont posé leur bimoteur dans un champ de boueux à Clifden, en Irlande, après 16 heures et 12 minutes de vol depuis Terre-Neuve. Ils avaient traversé une zone de fortes turbulences à mi-parcours. Les deux hommes ont été félicités par le roi George V.

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- En Juin 1922, les portugais Sacadura Cabral et Gago Coutinho sont arrivés à Rio de Janeiro après un périple de deux mois et demi, à bord du Lusitânia, un hydravion Fairey F.III. Huit heures et demie de Lisbonne à Las Palmas aux Canaries. Puis São Vicente à Cap Vert. Ensuite le port de Praia, au sud de l’archipel et l’île Fernando Noronha. Les vents soufflant de plus en plus forts, ils ont dû amerrir à l’île Saint-Paul. L’hydravion a été détruit et c’est avec un 2ème Fairey qu’ils ont remis le cap sur les côtes brésiliennes. Nouvelle panne les a obligé à se poser en mer. L’appareil s’est brisé lorsqu’on a tenté de le hisser à bord d’un vapeur. Un 3ème hydravion a été mis à leur disposition et ils s’envolent pour Pernambouc, arrivant finalement à Rio, où les Brésiliens les ont accueillis triomphalement. Ils venaient de couvrir, par les airs, 8 000 kilomètres entre le Portugal et le Brésil.

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- En Mai 1927, Charles Lindbergh  a finalement décollé son “Spirit of Saint Louis” de New York (Roosevelt Field) à destination de Paris. Seul à bord, il s’est posé au terrain du Bourget, encombré d’une foule incroyable, informée de son arrivée dès qu’il était passé au-dessus des côtes normandes. 33 heures et 30 minutes de vol. Il avait rencontré pendant le voyage toutes les conditions météo possibles. Givrage avec descente au ras des flots, nuages bas et un peu de ciel clair. L’appareil était volontairement instable, car Lindbergh craignait de s’endormir pendant le vol.