En septembre 1904, à Huffman Prairie dans l'Ohio, Wilbur Wright a réussi à effectuerfreres_wright avec le Flyer II un virage contrôlé (c'est-à-dire équilibré, en penchant l'avion, et non dérapé) en vol ; c'était le premier vol attesté en circuit fermé. Il a parcouru 1 240 m en 1 min 36 s, le 20 septembre 1904, en présence de plusieurs témoins, dont Amos Root, propriétaire d'un journal local.

L'aile avait été modifiée (le dièdre négatif avait été supprimé), la puissance du moteur était passé de 12 à 15 ch. L'appareil qui n'avait pas de roues n'était toujours pas assez puissant pour décoller tout seul si le vent de face n'était pas assez fort. Il a été donc lancé à l'aide d'une catapulte, la poussée étant fournie par la chute d'une masse de 800 kg remontée au préalable à l'aide d'un palan.

Le Flyer II était le deuxième aéroplane réalisé en 1904 par les frères Wright. Orville Wright et Wilbur Wright ont été des pionniers américains de l'aviation, à la fois chercheurs, concepteurs, constructeurs et pilotes.

Après des vols de mise au point sur planeurs, ils avaient effectué en 1903 le premier vol motorisé et contrôlé d'un aéronef (plus lourd que l'air). Ils se sont distingués de leurs prédécesseurs et de leurs contemporains par leur approche analytique et expérimentale du problème. Leur contribution essentielle a été d'avoir correctement analysé la mécanique de vol du virage et d'avoir réalisé en 1902 le premier contrôle de trajectoire obtenu par le couplage de la gouverne de direction et du gauchissement (ou vrillage) des ailes. Ils ont effectué en 1903 le premier vol motorisé soutenu et contrôlé et, en 1905, les premiers vols qualifiés de “stables”, de longue durée, avec virages inclinés et non dérapés.

Les frères Wright étaient originaires de Dayton dans l'Ohio, où ils possédaient un atelier de bicyclettes. En relation avec Octave Chanute, ils avaient réalisé en 1899 un planeur à échelle réduite de type cellulaire (biplans) et, innovation majeure, muni d'un contrôle du gauchissement de la voilure. Ce planeur a été essayé en vol comme un cerf-volant, “piloté” depuis le sol. Dès le début, les frères Wright ont compris l'importance et la nécessité du contrôle (du pilotage) de la machine, exactement comme pour conduire un vélo. En 1900, ils ont réalisé un planeur de plus grande dimension (5,30 m d'envergure), capable de porter un pilote. Ce planeur a été essayé d'abord en cerf-volant, puis piloté pour la première fois le 20 octobre.

Ces essais en vol plané amènent des modifications : pour mieux planer, l'envergure est augmentée à 6,70 m. Pour étudier le profil qui convient à la portance des ailes, ils construisent la première soufflerie dans leur atelier dès 1901. D'autres essais en 1901 montrent la nécessité d'augmenter encore l'envergure (9,75 m) et d'installer un stabilisateur puis une gouverne de direction, disposée à l'arrière, pour maîtriser l'équilibre en virage. Avec ce planeur modifié, ils arrivent à contrôler la trajectoire de vol de leur planeur et effectuent en 1902 environ sept cents vols planés d'une longueur de 150 à 200 mètres. Bien que cela soit rarement souligné, la “pilotabilité” de ce planeur représente en fait l'avancée majeure des frères Wright aux débuts de l'aviation.

Capables de concevoir une machine qui vole et maîtrisant le pilotage, ils s'attaquent alors au problème de la propulsion et construisent dans leur atelier leur propre moteur et les hélices. Leur premier vol motorisé se déroule à Kitty Hawk en Caroline du Nord le 17 décembre 1903, sur l'appareil baptisé Flyer.

flyer_IIL'année suivante, avec un nouvel appareil au pilotage également difficile, le Flyer II, ils parviennent à effectuer des virages. C’est ainsi que Orville Wright effectue le 20 septembre 1904 le premier vol en circuit fermé de l'histoire.

Après une mise au point de plusieurs mois, le grand succès arrive : le Flyer III de 1905 vole mieux et effectue un vol record de 39 minutes. Conscients de leur réussite et pour protéger les droits sur leur invention, les frères Wright n'ont convié aucun témoin ni journaliste pour attester la réalité du vol motorisé contrôlé et ne communiquent ni plans ni photos. En 1906 et 1907, les frères Wright se consacrent à la gestion de leur affaire et plus aucun vol n'est réalisé, dans l'attente de l'octroi d'un brevet d'invention. Cette discrétion, volontairement entretenue par les frères Wright, fera que beaucoup pourront de bonne foi douter des possibilités réelles du Flyer et les Wright devront par la suite procéder à des vols de qualification exigeants lorsqu'ils démarcheront des clients pour vendre leur invention.

Prenant des contacts avec US Army en 1908, ils vont pouvoir montrer leur savoir-faire avec un modèle plus puissant et biplace.

Orville réalise des démonstrations de plus en plus spectaculaires sur le site de Fort Myer (Virginie), emportant un passager à plusieurs reprises. Un incident (rupture d'une hélice) va avoir une conséquence tragique : le 17 septembre 1908 son avion s'écrase et le passager Thomas Etholen Selfridge est tué et Orville gravement blessé.

En même temps, un contrat est conclu avec la Compagnie générale de navigation aérienne de Lazare Weiller, pour un accord de licence sur le Flyer sous réserve de performances et de formation de 3 pilotes. Wilbur a transporté un “Model A” en France et, installé au Mans depuis le 15 juin, le fait voler à partir d'août 1908, notamment aux Hunaudières.

Le Flyer vole le 8 août aux Hunaudières en présence d'une centaine de personnes dont Louis Blériot et René Gasnier, membres de l'Aéro-club de France, et au Camp d'Auvours, près du Mans où il est hébergé par les frères Amédée et Léon Bollée. Parmi les personnes qui assistent aux vols : Paul Cornu et Ponton d'Amécourt, inventeurs de l'hélicoptère, Simon Lake, inventeur des sous-marins, etc. En octobre, on remarquera dans l'assistance les aviateurs Henri Farman, Léon Delagrange, Robert Esnault-Pelterie et René Gasnier.

L'aviateur Ernest Zens sera le premier passager français de Wilbur Wright au Camp d'Auvours (15 septembre 1908). Paul Tissandier, présent au Mans pendant trois semaines, sera son compagnon de bord le 28 suivant : «C'est vraiment à n'y pas croire», dira-t-il. «Les détracteurs des frères Wright (...) changeraient immédiatement d'avis s'ils pouvaient (...) comme moi tout à l'heure, s'envoler dans cet admirable engin».

Deux élèves-pilotes français ont commencé leur formation sur le Flyer dès l'automne 1908 au Camp d'Auvours avec Wilbur Wright : il s'agissait du comte Charles de Lambert et du capitaine Lucas-Girardville du Parc Aérostatique de Chalais-Meudon. Le premier janvier, l'aviateur américain commence ses préparatifs de départ, le Flyer sera démonté et expédié à Pau. Rejoint par Orville convalescent suite à son accident de Fort Myers, il reprend ses démonstrations en janvier 1909 à Pau où ils jettent les bases de l'école de pilotage. Au début de 1909, à Pau-Pont Long, l'aviateur Américain achèvera la formation de Paul Tissandier, celui-ci à son tour emmènera son premier élève le 10 avril : l'aéronaute et aviateur René Gasnier, d'Angers, qui obtiendra son brevet de pilote aviateur le 8 mars 1910.

Enfin, le 31 décembre 1908, Wilbur Wright vole une dernière fois à Auvours pendant 2 heures 20 minutes et 23 secondes, couvrant une distance de 124,7 km et remportant la Coupe Michelin.

Après d'autres démonstrations en Italie, les frères rentrent aux États-Unis en mai 1909 et fondent la Wright Company.

Wilbur Wright meurt de la typhoïde en 1912. En 1915, Orville vend la Wright Company à des investisseurs de New-York. Elle fusionnera plus tard avec la Glenn L. Martin Company pour former la Wright-Martin. Elle subsiste actuellement dans la Curtiss-Wright Corporation.

Orville Wright fut lauréat de la Médaille Franklin en 1933. Il décède en 1948.

En mémoire de ces deux pionniers de l'aviation, les studios Disney ont appelé Wilbur et Orville deux albatros des dessins animés “Les Aventures de Bernard et Bianca” et “Bernard et Bianca au pays des kangourous”.

 

Source : Wikipédia

 

REGARDONS D’AUTRES ÉVÈNEMENTS DE 1904, dans le Monde en général et dans l’Aviation en particulier.

 

DANS LE MONDE:

 

- Création de la Congo Reform Association d’Edmund Dene Morel qui dénonce les atrocités congolaises : incendies de village, massacres à coup de fusil, par pendaison ou par crucifixion, mutilation des adultes présumés hostiles à la récolte du caoutchouc.

- Le Royaume-Uni et la France concluent un accord d'Entente cordiale sur leurs sphères d'influence respectives en Afrique du Nord et en Asie.

- Rencontre au puits de Timiaouine du colonel Laperrine et du capitaine Théveniaut, première jonction entre les troupes françaises d’Afrique du Nord et celles d’Afrique Noire. Les deux officiers conviennent de faire passer la frontière méridionale de l’Algérie entre le lieu de leur rencontre et le puits d’In-Ouzel, situé au nord-est.

- La France et l’Espagne parviennent à un accord sur le partage de leur influence au Maroc.

- Les capitaines français Aguttes et Prokos se heurtent à des pillards Oulad Djerrir à une cinquantaine de kilomètres de Tombouctou. Ils les mettent en déroute mais ne peuvent pas les poursuivre, faute de posséder suffisamment de méharis.

- Les prêtres kandunu encouragent la révolte bailundu en Afrique centrale. Epikilipikili fonde une secte xénophobe et immunise les guerriers contre les balles des Blancs…

- Arrestation et mort du brigand Kadungure Mapondera. Depuis les années 1890, s’opposant à l’implantation des Européens, il sévit au Mozambique et Rhodésie du Sud, à la tête d’une troupe entraînée et armée, qui attaque l’armée coloniale, l’administration des impôts, les agents recruteurs et les compagnies commerciales. D’autres chefs de bandes sévissent à la même époque : Dambakushamba, Samakungu et Moave au Mozambique, Mundu et Orloog en Angola, Kasongo Nyembo et Kiamfu au Congo belge.

- Insurrection de Sassoun menée par Andranik. Les Arméniens tiennent en échec pendant deux mois treize bataillons turcs appuyés par des milliers de kurdes.

- L’Entente cordiale met fin à la tension entre la France et le Royaume-Uni en Égypte. Les nationalistes perdent le soutien français.

- Attaque surprise des Japonais contre la flotte russe de Port-Arthur. Le Japon coule trois navires russes (bataille de Chemulpo) sans déclaration de guerre, qui n’arrive que trois jours après. Déclenchement de la Guerre russo-japonaise entre le Japon et la Russie (fin en 1905). Combats en Mandchourie et en Corée. La flotte russe de Vladivostok est défaite à Port-Arthur par les Japonais. Retraite russe sur Moukden. Les japonais sont victorieux des Russes à Liao-yang. Incidents russo-britanniques dans la zone du Dogger Bank, durant la guerre nippo-russe. Médiation de Roosevelt entre la Russie et le Japon, qui aboutit au traité de Portsmouth.

- Un traité franco-siamois permet au Cambodge de s’agrandir au nord de Kampong Thom et au sud-ouest dans la région de Koh Kong. La France obtient des territoires siamois à l’ouest du Mékong.

- Le Japon déclare la guerre à la Chine à propos de la Corée.

- La Grande-Bretagne impose son protectorat sur le Tibet. Le Tibet, pratiquement libéré de la suzeraineté chinoise, est envahi par les Britanniques du colonel Francis Younghusband, qui s’inquiètent de l’expansion russe en Asie centrale. Après le massacre de Kuru, les Britanniques avancent jusqu’à Lhassa où les officiels tibétains doivent les rencontrer. Ils parviennent à obtenir des accords commerciaux. Le dalaï-lama s’enfuit vers la Mongolie. Le journaliste Perceval Landon, correspondant du Times, qui accompagnait l’expédition de Younghusband, observe la société tibétaine et rapporte croquis et photographies.

- Traité de La Haye entre les Pays-Bas et le Portugal pour le partage de Timor. Van1904_1 Heutsz devient gouverneur général de l’Indonésie. Il met en application la “politique éthique” ou “de la voie morale”: éducation des indigènes, investissement massif. La politique éthique vise à développer l’agriculture et les services sociaux et éducatifs, ainsi que les chemins de fer, les routes et les services maritimes entre les îles. Elle entraîne des progrès dans le domaine de la santé publique, mais est insuffisante face à la sous-alimentation. Les mesures les plus complètes se limitent aux quartiers européens ou aux régions où de gros intérêts européens sont en cause : le développement de l’irrigation est conçu en fonction des plantations de canne à sucre et les indigènes n’en profitent que lorsqu’il y a une alternance du riz et la canne à sucre.

- Reprise, par les américains, des travaux de percement du canal de Panama laissé vacant par le Français Ferdinand de Lesseps, suite au Scandale de Panama.

- Début de la construction à Mexico, sur le site occupé autrefois par le couvent Santa Isabel, du Palacio de Bellas Artes (Palais des Beaux-arts), par l'architecte italien Adamo Boeri, dans le but d'offrir au pays un Théâtre national.

- Intervention américaine dans les affaires douanières de Saint-Domingue à Puerto Plata.

- Aux États-Unis, ouverture de l'Exposition universelle de Saint-Louis.

- Incendie du navire à vapeur General Slocum à New York, plus de 1000 morts.

- Aux États-Unis, ouverture des Jeux Olympiques de Saint-Louis.

- Ouverture de la première ligne de métro de la ville de New York entre City Hall et Harlem.

- Theodore Roosevelt est réélu président des États-Unis. Les États-Unis s’arrogent le droit d’intervenir sur tout le continent américain en cas de troubles locaux ou d'ingérence de nations étrangères. Les États-Unis seraient prêts à assumer le rôle d'une police internationale.

- Le gouvernement des États-Unis interdit l’octroi de tout nouveau contrat de travail à des ouvriers japonais.

- Le Royaume-Uni et la France tournent le dos à l'Allemagne. Signature de l'Entente cordiale entre le Royaume-Uni et la France, visant à régler une mésentente sur les colonies.

- Conclusion d'un accord commercial entre la Russie et l'Allemagne. Traités de commerce entre l’Allemagne et de nombreux États (Belgique, Russie, Roumanie, Suisse, Serbie, Italie, Autriche-Hongrie). Berlin consent des réductions sur les produits agricoles pour préserver ses exportations industrielles.

- Rupture des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège.

- Ouverture à Amsterdam du congrès de l’Internationale socialiste.

- Le dernier ours de Suisse est abattu à Scuol.

- En Pologne, l'armée réprime dans le sang une révolte antirusse.

- En Espagne : Adoption du repos dominical.

- L’Autriche produit 34 millions de tonnes de charbon.

- Bâle commence la construction d'un port sur le Rhin.

- Giovanni Giolitti rend visite au chancelier allemand Bernhard Von Bülow pour dissiper les préoccupations provoquées à Berlin par le rapprochement franco-italien.

- Giovanni Giolitti fait adopter par la Chambre une série de mesures économiques en faveur du Mezzogiorno : lois sur l’aménagement du Basilicate, de la Sardaigne et de la Calabre, allégements fiscaux et travaux publics.

1904_2- Exposition rétrospective de l'œuvre de Paul Cézanne à Paris.

- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Ivan Petrovich Pavlov. Prix Nobel de littérature : Frédéric Mistral et José Echegaray Y Eizaguirre.

- Naissances : Cary Grant, acteur américain ;  Glenn Miller, musicien et chef d'orchestre américain ;  Jean Giraudy, inventeur français de la publicité routière;  Robert Oppenheimer, physicien américain ;  Salvador Dali, peintre espagnol ;  Jean Gabin, acteur français ;  Johnny Weissmuller, sportif et acteur américain ;  René Lacoste, joueur de tennis et homme d'affaires ;   Pablo Neruda, poète chilien ;  Count Basie, pianiste et chef d'orchestre de jazz américain ; Deng Xiaoping, homme politique chinois ;  Graham Greene, écrivain britannique . 

- Décès : Antonín Dvorak, compositeur tchèque ; Anton Tchekhov, écrivain russe ;  Herbert Von Bismarck, homme politique allemand.

 

DANS L’AVIATION :

 

-Par l’intermédiaire d’Octave Chanute, Ferdinand Ferber a écrit aux frères Wright pouroctave_chanute acheter l’une de leurs machines. Il venait de recevoir un courrier d’Orville Wright l’informant de la réussite de leur dernier essai de vol sur le Flyer.                (Janvier)

 

christian_hulsmeyer- L’Allemand Christian Hülsmeyer a expérimenté avec succès son télémobiloscope en détectant un navire à une distance de 2 km du port. Il a pu construire son appareil grâce à des réflexions d’ondes électromagnétiques qu’il avait remarquées en passant sous un pont à Cologne.               (Janvier)

 

- Le planeur Archdeacon a été examiné par la Commission Technique de l’Aéro-club. Amélioration du type Wright, cet appareil avait été construit par le modeleur Dargent à Charles-Meudon, sous la surveillance du colonel Renard. Les essais étaient prévus pour avril.              (Février)

 

- Le petit monde de l’aéronautique était en émoi. Ernest Archdeacon, le riche avocaternest_archdeacon d’origine irlandaise qui présidait l’Aéro-club de France, ne se contentait plus des essais de son planeur, inspiré de celui desfrères Wright. Persuadé depuis son examen de l’Avion III de Clément Ader, en 1898, de la réalité et de l’avenir du vol mécanique, il était tellement enthousiasmé qu’il a annoncé qu’il ajoutait 25 000 F, prélevés sur sa fortune personnelle, à la somme de 25 000 F déjà offerte par Henry Deutsch de la Meurthe pour la fondation d’un grand prix d’aviation. Ce prix porterait les noms des deux généreux mécènes. Il serait attribué à l’aviateur qui réaliserait le premier vol homologué avec moteur, couvrant la distance de un kilomètre, sous réserve, évidemment, que l’appareil se pose intact. Une somme qui devrait tenter un grand nombre d’audacieux.               (Mars)

 

- Gabriel Voisin a réussi des planés avec l’appareil de Archdeacon, en présence de celui-ci et du capitaine Ferber. planeur_archdeacon_pilote_voisinCe dernier avait par ailleurs reçu une réponse négative des frères Wright pour l’achat d’un planeur, sous prétexte qu’il n’était pas encore au point.                (Avril)

 

- À L’Exposition Universelle de Saint Louis (USA), Octave Chanute a présenté une réplique de son planeur biplan de 1896, lancé par un treuil électrique.                (Avril)

 

- Charles Rolls et Henry Royce ont passé uncharles_rolls_et_henry_royce accord d’association pour fabriquer des automobiles et des moteurs.               (Mai)

 

- Sur la demande du colonel Renard, Ferdinand Ferber arrive de Nice au parc d’aérostation militaire de Chalais-Meudon, où il avait été nommé le 14 avril.               (Mai)

 

- «Sabotage !». Alberto Santos-Dumont était furieux. Venu à Saint Louis pour une course santos-dumontaérienne, il a trouvé l’enveloppe de son dirigeable lacérée dès son arrivée à New York. Ses mécaniciens ont été accusés par le colonel Kingsburry, de la police locale. En attendant, l’aérostat saboté était dans les cales du paquebot qui ramènerait le pilote en France.               (Juillet)  

 

- Thomas Scott Baldwin a réalisé un vol en circuit fermé àthomas_scott_baldwin Oakland avec son dirigeable, baptisé le California Arrow. L’appareil était propulsé par un moteur de motocyclette Curtiss refroidi par air.                   (Août)

 

- À Paris, un concours d’aéroplanes montés a été organisé par l’Aéro-club. Un des prix de 1 500 F était offert au premier aviateur qui aurait parcouru 100 m contre le vent, avec ou sans moteur. La dénivellation entre les points de départ et d’atterrissage ne devait pas être supérieure à 17 cm.                 (Septembre)

 

- Le capitaine Ferber a commencé les essais de son planeur nº 5, du type Chanute-ferdinand_ferberWright. Pour obtenir une stabilité longitudinale, il a franchi une étape importante en équipant l’appareil d’un stabilisateur placé à l’avant. Il disposait pour l’aider d’une équipe composée de plusieurs assistants, dont Louis Peyret était membre.                (Octobre)

 

robert_esnault_pelterie- C’est sur la plage de Wissant que Robert Esnault-Pelterie a effectué les essais de son planeur biplan, remorqué par une automobile. Inventeur du double entoilage des ailes (dessus et dessous), il en a équipé le devant d’un plan mobile pour stabiliser la machine. Le contrôle latéral de l’appareil était bon, mais il faudrait encore le perfectionner.               (Octobre)

 

- Au Prix offert par l’Aéro-club de France en septembre, Ernest Archdeacon a ajouté une coupe de bronze dorée, signée Barbedienne, d’une valeur de 2 500 F. Pour tous renseignements, il suffisait aux candidats de s’adresser au siège de la Société d’encouragement à la locomotion aérienne, qui se trouvait au 8, faubourg Saint-Honoré, à Paris.                (Novembre)