AMELIA EARHART

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Amelia Earhart, aviatrice américaine, est née à Atchison le 24 juillet 1897. Elle est disparue dans la région de l'archipel des îles Phœnix (actuelles Kiribati) le 2 juillet 1937 et déclarée officiellement morte le 5 juillet 1939. Elle est célèbre notamment pour avoir été, en juin 1928, la première femme à traverser l'océan Atlantique en avion.

Amelia Mary Earhart, fille de Samuel “Edwin” Stanton Earhart et d'Amelia “Amy” Otis Earhart, est née à Atchison, Kansas, dans la maison de son grand-père maternel, Alfred Gideon Otis. Celui-ci était un ancien juge fédéral américain, président de l’Atchison Savings Bank et citoyen important de Atchison. Amelia reçut les prénoms de ses deux grand-mères (Amelia Josephine Harres et Mary Wells Patton), conformément à la tradition familiale.

Depuis un âge précoce, Amelia, surnommée “Meeley” ou “Millie”, fut une meneuse. Sa jeune sœur, née deux ans après elle, Grace Muriel Earhart, surnommée “Pidge”, se comportait en suiveuse fidèle. Les deux filles continuaient à répondre à leurs surnoms bien après être entrées dans l'âge adulte. Leur comportement était non conventionnel, puisque - par exemple - Amy Earhart ne voyait pas la nécessité d'élever ses enfants comme des «gentilles petites filles».

À l'âge de 34 ans, le matin du 20 mai 1932, Amelia part de Harbour Grace dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Après un vol d'une durée de 14 heures et 56 minutes, elle se pose dans un pré à Culmore, au nord de Derry, en Irlande du Nord, devenant la première femme à traverser l'océan Atlantique en solitaire.

Elle disparut en mer le 2 juillet 1937, après avoir été vue pour la dernière fois à Lae en Nouvelle-Guinée alors qu'elle tentait, avec son navigateur Fred Noonan, de faire le tour du monde par l'est, en passant par l'équateur, sur un bimoteur Lockheed Electra. Le gouvernement américain, le président Roosevelt en tête, lança une dizaine de navires et une cinquantaine d'avions à sa recherche, durant quatre mois. Aucune trace de leur appareil ne fut détectée, pas plus que ne furent recueillis de témoignages sur les dernières îles qu'ils étaient censés survoler. En 1940, un officier britannique trouva sur l'île de Nikumaroro (îles Phœnix, Kiribati) treize os, dont un crâne, ainsi

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que les restes d'une chaussure d'homme et d'une chaussure de femme. Il les envoya alors sur les îles Fidji où un docteur détermina que les os étaient ceux d'un homme, mais les restes disparurent... L'International Group for Historic Aircraft Recovery (TIGHAR) a demandé à deux anthropologues médico-légaux d'examiner les notes de ce médecin et ceux-ci ont conclu que les os étaient ceux d'une femme d'origine nord-européenne. En décembre 2010, une équipe universitaire a annoncé avoir trouvé, dans la même zone de l'île où les restes avaient été précédemment découverts, trois fragments d'os qui pourraient être ceux d'un doigt humain. Une recherche ADN a été effectuée sans succès.

La disparition a été due à une erreur de navigation, suivie d'une panne sèche au-dessus de l'Océan. L'avion devait se poser sur la minuscule île Howland, en plein Pacifique, et l'US Navy y avait envoyé un navire muni d'une radio, l’Itasca. À 15 h 30 GMT, il reçut le message «Nous devrions être au-dessus de vous, mais nous ne vous voyons pas… Le carburant commence à baisser».

Depuis sa disparition en mer et l'absence de trace de l'avion, plusieurs hypothèses ont été émises, supposant que sa mort ne serait pas due à un banal accident. Aucune des hypothèses détaillées ci-dessous n'a pu être prouvée, vérifiée ou confirmée :

- Le tour du monde était un prétexte pour un vol d'espionnage (semblable à celui de l'U2), dont le gouvernement américain l'aurait chargée, au-dessus des installations japonaises du Pacifique. Repéré, l'avion aurait été abattu par la DCA nippone ;

- Amelia aurait été capturée par les Japonais, qui l'utilisèrent durant toute la durée du conflit, en compagnie d'autres prisonnières anglo-saxonnes et nippones anglophones, sous le pseudo de Tokyo Rose en tant qu'arme psychologique ou de propagande pronippone, dans le but de démotiver les Marines via les commentaires radiodiffusés où étaient suggérés, entre morceaux de jazz et “tubes” du moment, l'infidélité de leurs compagnes restées au pays et la crédulité des engagés, utilisés comme de la chair à canon ;

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- Elle aurait survécu, après un atterrissage de fortune, sur une île du Pacifique en compagnie d'autochtones.

Voici quelques des exploits et records d’Amelia Earhart :

- Record d'altitude féminin : 14 000 pieds (1922) ;

- Première femme à traverser l'océan Atlantique en 1928 (pilote Wilmer Stultz et copilote Louis

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Gordon) ; 

- Première femme à traverser les États-Unis en solitaire, de New York à Los Angeles aller-et-retour (1928) ;

- Première femme à piloter un autogire et record d'altitude (15 000 pieds, 1931) ;

- Première personne à traverser les États-Unis en autogire (1932) ;

- Première femme à traverser l'océan Atlantique en solitaire (20/21 mai 1932) et première personne à le traverser deux fois (1932) ;

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- Première femme à recevoir la Distinguished Flying Cross (1932), ainsi que la médaille d'or de la Société Nationale Géographique ;

- Première personne à effectuer un vol en solitaire entre Honolulu (Hawaï) et Oakland (Californie) le 11 janvier 1935 ;

- Première personne à effectuer un vol en solitaire entre Los Angeles et Mexico (1935) ;

- Première personne à effectuer un vol en solitaire et sans escale entre Mexico et Newark (New Jersey) (1935 ; en 14 heures et 19 minutes).

On l'avait surnommée Miss Lindy, en raison d'une certaine ressemblance physique avec le vainqueur de l'Atlantique nord Charles Lindbergh.

Source : Wikipédia