HENRI GUILLAUMET

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Henri Guillaumet, aviateur français, pionnier de l'Aéropostale, est né à Bouy, près de Châlons-en-Champagne, le 29 mai 1902. Il est mort en Méditerranée, le 27 novembre 1940.

Guillaumet est un pionnier de l’aviation française dans les Andes, l’Atlantique Sud puis l’Atlantique Nord, en contribuant à ouvrir de nombreuses nouvelles routes. Il était alors, avec Mermoz, considéré comme un des meilleurs pilotes de l’époque : «Je n’en ai pas connu de plus grand» dira de lui Didier Daurat, son patron de l'Aéropostale. Antoine de Saint-Exupéry, son ami, lui a dédié son livre “Terre des hommes”  en 1939.

Il a effectué son baptême de l'air à l’âge de 14 ans. Il obtient le brevet de pilote civil en décembre 1921.

En février 1922, il s'est engagé au centre d'instruction militaire d'Istres. Il est alors affecté au 38ème régiment de chasse de Thionville, dans la 8ème escadrille sous les ordres du lieutenant Challe. C'est là qu'il rencontre Mermoz. En 1923, il gagne le concours de tir aérien à Cazaux. En juin 1925, il remporte le célèbre Military Zenith, devant le lieutenant Challe qui lui avait prêté son avion.

Fin janvier 1926, il est démobilisé et Mermoz lui propose de venir le rejoindre chez Latécoère à Toulouse, sur le terrain de Montaudran. Il y arrive le 13 février 1926 et commence, comme c'était la règle avec Daurat, par un stage aux ateliers. Il débute sur la ligne Toulouse-Barcelone-Alicante. En octobre, il fait la connaissance de Saint-Exupéry qui était entré aussi à la société Latécoère. En décembre, Daurat l'affecte au tronçon le plus difficile: Casablanca-Dakar. Le 17 janvier 1928, il reçoit la Légion d'Honneur. En mai, il effectue un voyage de reconnaissance Saint-Louis du Sénégal-Douala. En juillet, de Saint-Louis du Sénégal à Brazzaville, il vole 6 000 km au-dessus de la forêt équatoriale.

Le 9 juin 1929, il quitte Marseille à bord du navire Le Vivaldia pour rejoindre Mermoz à Rio de Janeiro. Début juillet, en compagnie de son vieil ami Marcel Reine, il quitte Rio de Janeiro pour Buenos-Aires. Là, il rencontre Almonacid, héros de la première guerre mondiale. Le 14 juillet, il inaugure la ligne régulière Argentine-Chili. En fin 1929, il débute sur le réseau de l'Amérique du Sud.

Le 12 mai 1930, il effectue la liaison 100% aérienne de l'Atlantique Sud à laquelle il participe sur le tronçon Buenos-Aires/Santiago du Chili.

Le vendredi 13 juin 1930, en traversant les Andes pour la 92èmefois pour

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l’Aéropostale, il s’écrase avec son Potez 25 (immatriculé F-AJDZ) à la Laguna del Diamante, à cause du mauvais temps. Sans équipement autre que son blouson de pilote, il marche pendant cinq jours et quatre nuits, passant trois cols. Il oublie une fois un gant et rebrousse chemin pour le retrouver. Il manque plusieurs fois d’abandonner mais persiste en pensant à ses camarades et à sa femme Noëlle. En effet, en l'absence de corps, l'assurance vie ne peut être versée qu'après 4 ans de disparition. À la fin, ses derniers efforts étaient juste pour que l'on puisse retrouver son corps au plus vite. Il atteint un village au bout d'une semaine, un exploit que les habitants des vallées ont résumé parfaitement : «Es imposible» et qui a aidé à construire la légende d’un homme discret au milieu des stars de l’Aéropostale. À Antoine de Saint-Exupéry, qui est venu le rechercher, il a déclaré : «Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait».

En août 1930, Mermoz le rappelle en France pour qu'il s'entraîne sur un hydravion. En décembre 1930, il obtient son brevet de pilote d'hydravion, mais l'Aéropostale doit déposer le bilan. Il demande à repartir en Amérique du Sud et s'installe avec sa femme au pied de la Cordillère. Il y effectuera d’innombrables traversées.

En 1934, il est rappelé en France. Le 25 septembre, il participe avec Mermoz à la traversée de l'Atlantique Sud à bord de l'Arc en Ciel.C'est sa première traversée de l'Atlantique Sud.

Début 1935, il effectue une période militaire à Mourmelon. Le 7 décembre 1936, c'est sa 45ème traversée de l'Atlantique Sud. Il apprend à l'arrivée, la disparition de Mermoz. Guillaumet le chercha pendant deux jours, en vain. Il devient alors le chef de file de la ligne. A bord de la Ville de Mendoza, il reprendra le chemin suivi par Mermoz. En 1938,  il s'attaque à l'Atlantique Nord. Il avait été entretemps lauréat du Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l'Académie des sports, récompensant «un fait sportif pouvant entraîner un progrès matériel, scientifique ou moral pour l’humanité».

Modèle des pilotes de ligne, Henri Guillaumet a fait douze traversées d'études de l'Atlantique Nord, entre 1938 et 1939.

Le 27 novembre 1940, alors que -  en compagnie de Marcel Reine, autre pionnier de l'Aéropostale - il vole vers la Syrie afin d'accompagner à son poste, Jean Chiappe, promu nouveau haut-commissaire de France au Levant, son quadrimoteur Farman Le

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Verrier est abattu par erreur par un chasseur italien au-dessus de la Méditerranée. Dernière communication air/sol : «Sommes mitraillés... Avion en feu.  S.O.S.  S.O.S.».

En décembre 1998, une plaque commémorative a été apposée sur les lieux de son atterrissage forcé, sur une des rives de la Laguna del Diamante, par une expédition venue du Chili, parrainée par l'Ambassadeur de France à Santiago, Jean-Michel Gaussot.

En 1996, le Futuroscope lui a rendu hommage dans un film en IMAX 3D, produit par Jean-Jacques Annaud : “Guillaumet, les Ailes du courage”.

          Sources : Wikipédia et http://remb.free.fr/dossier/henri.htm