AMY JOHNSON

 

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Amy Johnson, aviatrice pionnière anglaise, est née le 1er juillet 1903 à Kingston-upon-Hull, dans le Yorkshire (Royaume-Uni). Elle est décédée accidentellement le 5 janvier 1941, dans l'estuaire de la Tamise.

Amy a obtenu un baccalauréat en arts et économie à l’université de Sheffield. Elle a travaillé ensuite à Londres, comme secrétaire dans un cabinet d’avocat.

Elle a commencé à voler sous forme de passe-temps, obtenant la licence “A” le 6 juillet 1929 sous la tutelle du capitaine Valentine Baker. Au cours de cette même année, elle est devenue la première Britannique à obtenir une licence de mécanicienne au sol.

Son père, qui fut toujours son plus fidèle partisan, l'a aidé à acquérir son premier

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avion. Grâce à lui et à Lord Wakefield, elle a acheté d’occasion un De Havilland Gipsy Moth qu'elle a appelé “Jason” en guise d'hommage à l’entreprise de son père.

Amy Johnson atteint une renommée mondiale quand, en 1930, elle devient la première femme à effectuer un vol solo entre le Royaume-Uni et l'Australie. À bord de son Gipsy Moth, elle a quitté Croydon, au sud de Londres, le 5 mai, et a atterri à Port Darwin, le 24 mai, après avoir volé 19 110 km. Cet avion peut encore être admiré au Science Museumde Londres.

En juillet 1931, Amy Johnson et son copilote Jack Humphreys ont été les premiers à effectuer un vol de Londres à Moscou en une seule journée, parcourant à bord d’un De Havilland 80A Moth Puss les 2 830 km en environ 21 heures. De là, ils ont poursuivi leur route à travers la Sibérie jusqu’à Tokyo, établissant un record de vitesse

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entre le Royaume-Uni et le Japon.

Le 29 juillet 1932, elle épouse le célèbre aviateur James “Jim” Mollison avec qui elle partage un esprit de compétition acéré.

Quatre mois après leur mariage, toujours à bord d’un D.H. Moth Puss, Amy bat le record de son mari sur le vol aller-retour Londres - Le Cap, en Afrique du Sud.

En juin 1933, au départ de Pendine Sands au Pays de Galles, elle franchit l’Atlantique avec son mari aux commandes d’un De Havilland DH.89 Dragon Rapide. À court d’essence, ils ont dû se poser en

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catastrophe à Bridgeport dans le Connecticut et ont été légèrement blessés. Néanmoins, ils ont été fêtés par la population new-yorkaise par le biais d’une parade près de Wall Street.

En octobre 1934, dans la cadre de la course aérienne Londres-Melbourne, le couple a effectué un vol de 22 heures vers Karachi à bord d’un D.H. 88 Comet Black Magic. Ils ont été cependant contraints d’abandonner la course et de se poser à Allahabad en raison d’ennuis mécaniques.

En mai 1936, à bord d’un Percival Gull Six, Amy réalise un vol solo aller-retour Le Cap en quatre jours, six heures et quarante minutes.

La mort d’Amelia Earhart en 1937 marque profondément Amy qui devient pilote de convoyage à Portsmouth et fait quelques courses automobiles. En 1938, Amy et Jim divorcent.

Le journal “Daily Mail” lui a payé 10 000 livres pour effectuer un voyage publicitaire. Elle était souvent invitée pour faire des conférences sur l’aviation et son nom surgissait dans les journaux de tout le monde. Sa vie très mouvementée l’a plongé dans une dépression nerveuse.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Amy rejoint l’ATA (Air Transport Auxiliary) de la Royal Air Force où elle convoie des avions neufs depuis leur usine de

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montage écossaise jusqu’aux bases de combat de la RAF.

Le 5 janvier 1941, dans des conditions météorologiques défavorables, le bimoteur Airspeed Oxford MK.II, qu’elle convoyait depuis Prestwick près de Glasgow vers la base RAF de Kidlington près d'Oxford, tombe en panne de carburant. Elle se pose dans la Tamise où elle est entrevue vivante par le Lt Cdr Walter Fletcher du HMS Haslemere qui tente de la sauver. Ils se noient tous les deux. Le corps d’Amy ne fut jamais retrouvé. Une cérémonie commémorative a eu lieu dans l'église de Saint-Martin des Champs à Paris le 14 janvier 1941.

Les circonstances exactes de sa mort sont cependant sujettes à des interrogations. Il se pourrait qu’elle ait été abattue par la défense anglaise suite à une erreur de sa part dans l’énoncé du code d’identification de son vol.

En 1957, une collection de souvenirs d’Amy Johnson a été remise par son père au Sewerby Hall, un musée au Yorkshire qui lui a consacré une salle.

          Source : Wikipédia