ROBERT ESNAULT-PELTERIE

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Robert Esnault-Pelterie, ingénieur aéronautique et inventeur français, est né à Paris le 8 novembre 1881. Décédé à Nice le 6 décembre 1957. On lui doit notamment les inventions de l'aileron (1905) et du manche à balai (1906), ainsi que le développement du moteur en étoile. En 1907, il a été le premier à faire voler un avion monoplan à structure métallique, le REP 1 dont il a assuré entièrement la conception et l'assemblage y compris ceux du moteur. Il figure aussi parmi les pionniers de l'astronautique, terme inventé par l'écrivain J.-H. Rosny dont il a été l'un des premiers théoriciens.

Issu d'une famille d'industriels du textile, Robert Esnault-Pelterie a achevé en 1902 des études de physique à l'université de Paris, puis a installé en 1904 un laboratoire de recherche sur les moteurs, ainsi que sur les planeurs et les avions, au fond du jardin de la résidence secondaire de ses parents, à Boulogne-sur-Seine.

En 1902, il a déposé son premier brevet d’invention, concernant un relais électrique. Il en déposera plus de 120 autres au cours de sa carrière. En 1905, il a inventé l'aileron, en modifiant un avion de sa construction, conçu d'après le Flyer des frères Wright.

Avec les capitaux de sa grand-mère maternelle, son père l'associe cette même année à une nouvelle société, les établissements Esnault-Pelterie, au capital de 800 000 francs. En 1906, la société acquiert à Boulogne-sur-Seine un terrain et Robert invente le moteur en étoile. En décembre, il dépose le brevet du manche à balai.

Le 10 octobre 1907, à Buc-Toussus-le-Noble, il teste son REP 1, monoplan

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à structure métallique entoilée et vernie, équipé d’un moteur en étoile. C'est le premier monoplan à voler et le premier avion construit à partir d'une armature de métal. Le métal apportait la rigidité et son surpoids était compensé par l'abandon de la structure bi-plane. Après un accident le 18 juin 1908, il a abandonné le pilotage et, la même année, a ouvert la deuxième usine aéronautique du monde, après celle toute proche des frères Voisin, la société REP (qui existe toujours).

Il a participé en 1909 à la Grande Semaine d’Aviation de la Champagne, où il s'est inscrit comme pilote avec deux aéroplanes REP (moteur, hélice et avion), mais ne les a pas fait sortir des hangars.

Il a été le cofondateur avec André Granet (1881-1974) de l'Association des Industriels de la Locomotion Aérienne (ancêtre de l'actuel Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales ou GIFAS). Avec lui, il sera à l'initiative de la première Exposition de la locomotion aérienne au Grand Palais à Paris en 1909, qui deviendra l'actuel Salon international de l'aéronautique et de l'espace du Bourget.

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L'entreprise britannique Vickers a construit sous licence huit Vickers R.E.P. type Monoplan de son invention, entre 1911 et 1912.

À partir de 1912, il s’est lancé dans des études sur la propulsion par réaction et au vol spatial. Président de la Chambre Syndicale des Industries Aéronautiques, c'est lui qui a accueilli sur l'aérodrome de Buc, le 17 mai 1913, le roi d'Espagne Alphonse XIII venu pour la plus grande exposition réalisée jusqu'alors.

Durant la Première Guerre mondiale, il a construit en autre des REP

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Parasol pour le Royal Naval Air Service.

En 1927, Robert Esnault-Pelterie était membre du Comité pour la promotion des voyages dans l’espace, aux côtés de Henri Chrétien, J.-H. Rosny aîné, Charles Maurain, Jean Perrin, Léon Gaumont, le Général Gustave Ferrié, Rodolphe Soreau, Eugène Fichot et Émile Belot.

Le 8 juin 1927, il a fait un exposé remarquable sur L'Exploration par fusées de la très haute atmosphère et la possibilité des voyages interplanétaires.

Le 6 novembre 1928, à bord de l'Île de France en route pour New York, il a épousé Carmen Bernaldo de Quirós, fille de Don Antonio et Yvonne Cabarrus, et petite-fille du général marquis de Santiago, Grand d'Espagne, chef de la maison militaire de la reine Isabelle II.

En 1930, il a publie “L'Astronautique”, où il vulgarise le concept de vol spatial. Dès lors, il anime à travers le monde des conférences sur le sujet, comme celle de New York en 1931 en ouverture du film de Fritz Lang, “La Fille de la Lune”. En 1931, il a réalisé une fusée à combustible liquide. Il a perdu l'extrémité de quatre doigts de la main gauche lors d'une explosion dans son laboratoire de Boulogne-Billancourt, alors qu'il faisait des expériences sur le tétranitrométhane. Il a été élu membre de l'Académie des sciences en 1936 et était Officier de la Légion d'Honneur.

Une série de procès retentissants pour faire reconnaître ses brevets, notamment contre le gouvernement américain, deux arrêts de la Cour suprême et un vote du Congrès, l’ont freiné dans ses projets spatiaux. Il finit par obtenir un financement du gouvernement français, mais celui-ci est sous-dimensionné : la première fusée française ne sera pas construite avant la défaite de 1940 et c'est Wernher von Braun qui, à Peenemünde, avant de continuer à la NASA, fera partir les premières fusées.

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Fatigué et malade, Robert Esnault-Pelterie s'est exilé en Suisse et décède à Nice deux mois après le vol inaugural du Spoutnik au cours duquel il lui sera rendu hommage. Il était titulaire du brevet de pilote aviateur n°4 qui lui a été attribué par l'Aéro-Club de France en 1909.

En 1967, la poste française lui a rendu hommage par un timbre de 60 centimes. En 1970, l'Union astronomique internationale a donné son nom à un cratère lunaire, le cratère Esnault-Pelterie.

La rue Robert-Esnault-Pelterie à Paris est une voie du 7e arrondissement qui longe l'esplanade des Invalides sur son côté est.

Sources : Wikipédia et http://aviatechno.net