ÉMILE AUBRUN

 

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Émile Eugène Aubrun, pionnier français de l'aviation, est né à Brunoy, Seine-et-Oise, le 25 août 1881. Décédé à Paris le 14 novembre 1967. 

Émile Aubrun a fait ses études au collège Rollin puis à la faculté des sciences de Paris. Une chute de cheval en 1906 l’a détourné de sa première passion, l'équitation. 

En août 1909, il a commandé à Louis Blériot deux appareils du type “traversée de la Manche”, mais avec le premier il n’a fait que des essais de roulage à Issy-les-Moulineaux, avant d'expédier son matériel à Pau. Il y obtient le brevet de pilote Nº 21 le 6 janvier 1910, «par un privilège qui fait honneur à son sang-froid et à son adresse, sans avoir une seule fois cassé du bois», et rend visite par la voie des airs à l'école des frères Wright, ce qui lui vaut d'être engagé sur-le-champ pour participer au premier meeting d'aviation de Buenos Aires. Il y remporte les premiers prix de vitesse, de décollage, d'altitude, de durée de vol sur la campagne et a effectué un des premiers vols de nuit. L'aéroclub argentin lui décerne son brevet Nº 1 le 20 avril 1910. 

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Rentré en France en mai 1910, il a pris part au premier Meeting d'Angers, à la deuxième Grande Semaine d'aviation de la Champagne en juillet, puis au Meeting de Caen. Au Circuit de l'Est, en août 1910, il a gagné la première étape, mais manque abandonner dans la troisième, ses cartes lui ayant été arrachées par un orage. Alors que, découragé, il avait remis le cap vers Paris, il se pose pour faire étape au Camp de Chalons et reçoit des soldats qui y étaient en manœuvres, outre l'essence et des cartes de rechange, de tels encouragements qui le font décider de reprendre la course. Dans la quatrième étape, c'est Leblanc qui est forcé d'atterrir dans le mauvais temps pour demander son chemin. Aubrun tient bon : «Je crus vraiment que c'était fini! Le sol était invisible. Le vent faillit me renverser dans l'espace. La pluie me piquait la figure comme des poignées d'épingles. Les remous m'enfonçaient de vingt à trente mètres dans le vide. Projeté hors de mon siège, je devais me cramponner désespérément pour ne pas tomber. La sagesse commandait de ne pas insister. Je tins bon, je n'eus pas à m'en repentir.». 

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Leblanc et Aubrun ont terminé brillamment premier et second du Circuit de l'Est. Aubrun a remporté ensuite de nombreux prix - à la Quinzaine de la Baie de Seine, puis à Bordeaux où il a reçu le grand vase de Sèvres offert par le ministère des Travaux Publics. En octobre 1910, enfin, il a remporté le grand Cross-country international et quatre prix de vitesse à Belmont-Park. 

En 1911, il est directeur de l'école de pilotage établie à Reims par Deperdussin, où il formera entre autres le futur général Brocard et Maurice Prévost. Il en est encore le directeur en 1913 et poursuivra sa carrière dans la construction aéronautique. Mobilisé lors de la Première Grande Guerre Mondiale, il a servi au bureau de contrôle des avions (fabrication et réparations). Il termine sous-lieutenant. Ensuite, il a été affecté comme directeur technique aux anciens Établissements Dufaux aviation. 

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Il a travaillé également, après la guerre, aux questions de visibilité sous-marine et du sauvetage des équipages de sous-marins. 

Chevalier de la Légion de l’Honneur, il a été  promu Officier  le 14 juillet 1961. Il a reçu aussi la médaille d’or de la ville de Paris et les médailles de l’aéronautique de l’aéroclub de France et de l'aéroclub d'Argentine. 

 

 

 

 

Source : Wikipédia et http://www.papybleriot.fr