ÉMILE DORAND

 

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Jean-Baptiste Émile Dorand, militaire français, pionnier de l’aéronautique, est né le 14 mai 1866 à Semur-en-Auxois (Côte d'Or). Décédé à Paris  le 1er juillet 1922.

Émile Dorand a débuté sa carrière militaire à vingt ans lors de son admission à l'École Polytechnique en 1886. À sa sortie en 1888, il a rejoint l'École d'application de Fontainebleau qu'il quittera deux ans plus tard avec le grade de lieutenant.

Il a accompli l'ensemble de sa carrière dans l'aéronautique militaire, au sein de laquelle il a exercé plusieurs fonctions, surtout de direction.

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En 1891, il a travaillé pour l'aéronautique militaire, en service dans le 3e régiment du Génie à Arras jusqu'en 1894. Il a rejoint ensuite le 1er régiment à Chalais-Meudon où il a rencontré le pionnier des dirigeables Charles Renard et a été alors autorisé par le ministre de la Guerre à diriger des ascensions libres en ballon. Ses études sur les cerfs-volants l’ont conduit à en améliorer les qualités aérodynamiques. Il a analysé avec patience les problèmes du vol, se passionnant pour la réalisation d’une machine volante, puis pour différents travaux : téléphotographie, méthodologie des essais en vol, hélices sustentatrices, etc.

D'avril 1895 à juillet 1896, Dorand a participé à la campagne de Madagascar pendant laquelle il a été affecté au corps expéditionnaire du Génie, au service des aérostats et pontonniers, qui avait pour mission de construire des moyens de débarquement sur l'île et était doté de matériel de pontage et d'un petit parc aérostatique, avec trois ballons et cinq gonflements d'hydrogène comprimé.

Il est revenu en France avec le grade de capitaine et a été affecté au 7e régiment du Génie à Avignon jusqu'en 1900. Il rejoint ensuite l'État-major particulier de la Guerre à Dijon de 1900 à 1903, puis le 1er régiment du Génie à Versailles.

En 1907, il s’est fixé au Laboratoire de recherches relatives à l'aérostation militaire, qui est devenu ensuite le Laboratoire d'aéronautique militaire, et au sein duquel il a présidé la Commission d'études du Génie en 1908. L'année 1912 a marqué pour Dorand un tournant dans sa carrière, puisqu'il devient à la fois chef de bataillon du Génie et chef du Laboratoire d'aéronautique militaire de Chalais-Meudon. En 1914, il en devient le directeur et le reste jusqu'à sa fermeture en 1915 en raison de la Première Guerre Mondiale. C'est au sein de cette structure qu'il a développé plusieurs de ses inventions pour lesquelles il a déposé des brevets, comme le dispositif amortissant le choc des appareils d'aviation à l'atterrissage en 1908 ou l'organe de liaison entre un appareil d'aviation et sa nacelle en 1910.

 

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En 1913, il a conçu un nouveau modèle d'avion de reconnaissance biplan, le Dorand DO.1. Celui-ci présentait la particularité d'avoir des plaques de blindage de 90 kg chacune, qui protégeaient l'équipage des tirs venus du sol. Bien que robuste et assez facile à piloter, le DO.1 souffrait de performances médiocres. Il fut refusé par la commission de sélection des avions. Une douzaine d'appareils ont été néanmoins fabriqués, permettant de constituer deux escadrilles, la DO 14 et la DO 22. Les DO.1 n’ont servi que dans les premiers mois de la guerre et ont été  très rapidement remplacés par des Maurice Farman MF.11. Cependant le DO.1 a servi de base de travail en 1916, pour la création du nouvel appareil Dorand AR.1.

Après la fermeture du Laboratoire d'aéronautique militaire, le lieutenant-colonel Dorand a rejoint la Section technique de l'aéronautique militaire qui était chargée de toutes les questions concernant les appareils nouveaux et a pris la tête de la première sous-section technique qui travaillait sur l'aviation, avant de devenir directeur de la Section en 1916.

En 1916, il a mis au point un avion de reconnaissance biplan à hélice tractive doté d’un propulseur de 160 cv, le Dorand AR.1, qui a été fabriqué en série et engagé au combat.

 

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En 1918, il est devenu Inspecteur général des essais et études techniques au ministère de la Guerre. Cependant, moins d'un an après sa nomination, il a été promu colonel et désigné pour être le chef de la délégation française de la Commission interalliée de contrôle aéronautique en Allemagne. Cette commission, créée à la suite du Traité de Versailles, a notamment pour mission de recenser le matériel aéronautique se trouvant en territoire allemand, d'inspecter les usines construisant avions, ballons et moteurs d'aéronefs, les fabriques d'armes, munitions et explosifs pouvant être employés par les aéronefs, de visiter tous aérodromes, hangars, terrains d'atterrissage, parcs et dépôts, d'exercer, s'il y a lieu, le déplacement du matériel prévu et d'en prendre livraison. En plus d'y représenter la France, Dorand a pris la tête en 1921 de la sous-commission de production. Cette instance avait pour mission de vérifier que l'Allemagne respectait bien la clause du traité de paix qui lui interdisait d'entreprendre un réarmement et qui limitait sa production de matériel aéronautique.

 

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En place jusqu'à la suppression de la Commission interalliée de contrôle aéronautique qui a été remplacée par le Comité de garantie en mai 1922, Émile Dorand est décédé à Paris en juillet 1922. La fin de sa vie et de sa carrière a été marquée par des polémiques liées à son ambition de faire évoluer l'aéronautique française, notamment par sa tentative de faire venir en France l'ingénieur d’origine française naturalisé allemand Claude Dornier. Les avions métalliques construits par celui-ci ayant démontré au cours de la Première Guerre Mondiale leur supériorité sur les avions en bois et toile, le colonel Dorand cherchait à doter son pays du même type de matériel. Cependant, la presse voyait dans cette ambition une perte d'argent pour l'État, qui n'était pas supposé avoir besoin d'une flotte aérienne importante, étant alors en paix.

 

 

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En avril 1897, Émile Dorand avait épousé Jeanne Marguerite Devanne, alors âgée de dix-neuf ans. Son fils René, ingénieur, s’est fait connaître par la mise au point avec Louis Charles Breguet d'un hélicoptère coaxial, le Breguet Gyroplane Laboratoire, en 1933. Egalement journaliste, René Dorand a tenté de réhabiliter la mémoire de son père, avec des articles de presse rappelant les importants progrès de l'aéronautique que la France lui devait.                                                                

     Source : Wikipédia

NB - Malgré des recherches très approfondies, je n’ai pas pu trouver des photos d’Émile Dorand. Mes excuses.