LÉON LEMARTIN

 

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Théodore Clovis Edmond Le Martin, dit Léon Lemartin, ingénieur des Arts et Métiers, metteur au point et pilote-aviateur, pionnier de l’aviation, est né à Dunes (Tarn-et-Garonne) le 20 octobre 1883. Décédé à Vincennes le 18 juin 1911. Brevet Aéroclub de France nº 249. Inscrit au 59ème rang du martyrologe mondial de l'aviation.

Il a signé re premier contrat connu de pilote d'essais au monde. Il a battu le record du monde de vol avec passagers en février 1910, avec sept, huit puis onze personnes. Il a battu aussi le record du monde de vitesse, non homologué, sur Blériot XX à moteur Gnôme 50HP, le 24 mai 1911, entre Étampes et Toury : 128,418 km/h. (Record officiel à 125 km/h le 12 juin par Leblanc, éliminatoires de la Coupe Bennet avec un 100HP).

Ingénieur des Arts et Métiers (Aix-en-Provence, 1902), il a été attiré par l’aérostation. Il s’est initié auprès de Santos-Dumont et a construit un ballon dirigeable en collaboration avec l'aristocrate espagnol Ricardo Soriano, Sholtz von Hermensdorff, Marquis de Ivanrey (Financier-aventurier-inventeur-ingénieur) et le Comte de Lambert, pilote privé sur Wright, premier aviateur à survoler Paris. Après l’échec du projet (incendie au sol), il a préparé son entrée à l’École Duvignau, mais ne passe pas le concours. Il est entré d’abord chez Charron (automobiles), puis chez E.N.V. et enfin chez Gnôme (Société des Frères Seguin). 

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Chez Gnôme, il a rencontré un autre jeune technicien, Jules Védrines, qui devient son ami. Il se consacre au moteur rotatif en étoile 50 HP qu’il perfectionne. Il est détaché comme metteur au point auprès des constructeurs d’avions et plus spécialement auprès de Louis Blériot. Après le succès de la traversée de la Manche, Lemartin a participé à tous les grands meetings : Reims, Nice, Bordeaux... Il est l’accompagnateur d'Alfred LeBlanc et le préparateur de Morane-Saulnier, firme fondée par les frères Morane et Raymond Saunier, un ancien de chez Blériot. Il a participé comme mécanicien aux grandes courses comme Paris-Madrid et à la seconde traversée de la Manche, le 14 mai 1910, où il prend en charge l’avion de Jacques de Lesseps, qui devient le 1er vainqueur du Prix Ruinart et, par la suite, le premier aviateur à survoler Montréal et Toronto. 

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Le 20 août 1910, Louis Blériot lui fait signer le premier contrat connu de pilote d'essai. Léon Lemartin obtient son brevet de pilote le 4 octobre 1910 sous le numéro 249. Il est affecté aux écoles d’Étampes et de Pau. C’est là, le 2 février 1911, qu’il bat le record du monde avec passagers sur l’Aérobus (monoplan Blériot à moteur Gnome de 100 chevaux), ancêtre de l’Airbus, d’abord avec 7 passagers, soit une charge d'un poids total de 473,500 kg (record précédemment détenu par Roger Sommer avec 5 passagers) ; puis porté - au mois de mars - à 8, puis 11, puis 13 passagers à bord dont l'aviatrice Jane Herveu, fondatrice de la première école d'aviation pour femmes et le pilote suisse Paul Wyss. Le 1er juin 1911, il signe avec Louis Blériot un nouveau contrat : il entre dans l’équipe de course, constituée pour les grandes épreuves qui deviennent une attraction mondiale. 

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Le Circuit européen est sa première compétition. Une partie de la nuit avant le départ, il met au point les appareils de ses coéquipiers Roland Garros, Beaumont (pseudonyme du lieutenant de vaisseau Jean Louis Conneau qui gagnera le Circuit européen et Paris-Rome) et Le Lasseur de Ranzay. Le matin du 18 juin 1911, à Vincennes, Lemartin est fatigué. Les conditions météo ne sont pas bonnes et Garros auteur d'un premier départ avorté, lui déconseille de partir : « les ailes souples ne vont pas tenir ! ». Mais, il tient à accomplir ce rêve ultime : prendre le départ en tant que pilote de course devant un million de spectateurs. Très vite, son avion s’écrase. Mme Blériot arrive sur les lieux, le président du Conseil, Ernest Monis, détache son médecin… Lemartin est grièvement blessé et meurt durant son transport à l’hôpital Saint-Antoine. 

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Malgré sa brève carrière, il s’inscrit parmi les pionniers. Nº 59 au martyrologe mondial de l’aviation, il repose à Dunes (Tarn-et-Garonne), son village natal, où une rue et l'aérodrome portent son nom.

Sa veuve Madeleine Lemartin, née Baas, élèvera ses trois enfants Louise, Simone et Léone. Jeanne, la fille naturelle du comte de Lambert de Boisjean grandira aussi dans la famille. Madeleine se remarie avec Albert, le frère de Léon Lemartin, avec qui elle aura deux enfants, Maurice et Roger.

 « Malgré le poids, mon monoplan tient l'air à merveille. J'ai la vision très nette et très prochaine de rangées de voyageurs installés sous les ailes, comme sur les impériales des omnibus parisiens, regardant défiler les collines... et je serai heureux d'être leur pilote. » Léon Lemartin in “l'Indépendant”, février 1910.

                                                                               

  Source: Wikipédia