LOUIS PAULHAN

 

louis_paulhanLouis Isidore Auguste Marie Paulhan, pionnier français de l'aviation, est né à Pézenas (Hérault) le 19 juillet 1883. Décédé à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) le 10 février 1963.

Il s’est passionné durant son adolescence pour les maquettes d’avions. À cette époque, l’aviation en était à ses balbutiements et les avions étaient encore en bois et en papier.

En 1908, alors qu'il effectuait son service militaire dans le Génie à Chalais-Meudon, il est l'un des deux gagnants du concours de maquettes organisé par le colonel Charles Renard. Il gagne le premier prix : un avion grandeur nature, un Voisin, mais non motorisé.

Grâce à ses amis, il lui adjoint un moteur. Le 15 juillet 1909, il participe au premier meeting aérien au monde au champ d'aviation de la Brayelle, près de Douai, et bat le record de hauteur avec 150 mètres.   

didier_massonAvec cet appareil, il apprend à piloter et obtient le 10e brevet de pilote, juste après les pionniers comme Louis Blériot, Farman ou Latham. Sur différents avions, il a remporté de nombreux records à travers la France. Il a été notamment le bref détenteur des records de distance et de durée avec 131 kilomètres parcourus en 2 heures 43 minutes 24 secondes.

Ayant constitué une équipe comprenant Didier Masson, il multiplie les meetings aériens et les compétitions, voyageant en Angleterre puis aux États-Unis. En janvier 1910, invité expressément, il remporte le 1er meeting aérien international de Los Angeles, au cours duquel il bat le record du monde d’altitude (1 209 m). C'est là qu'il a rencontré William Edward Boeing, inconnu alors et à qui il ne donnera pas le baptême de l'air car il n’était pas prioritaire dans le carnet, face aux notables californiens et d'ailleurs. 

william_edward_boeingDe retour en France, il participe à la conception du Canard Voisin, hydravion à flotteurs Henri Fabre. Il se lance ensuite dans la construction d’hydravions, sous licence Curtiss.

En mai 1910, Louis Paulhan a participé au meeting de Vérone et a profité de l'occasion pour rendre hommage aux morts de la bataille de Solférino (1859), en jetant de son avion des fleurs sur l'ossuaire.

Il a été décoré de la Légion d'honneur en juillet 1910. En 1911, un triplan à quatre places portant son nom fut refusé par l'autorité militaire.

En février 1912, il crée une école de pilotage à Villefranche-sur-Mer. Mais il a d'abord découvert le plan d'eau d'Arcachon qui lui a paru idéal pour les hydravions. Il s’y installe donc. Avec le photographe local Léo Neveu, il a réalisé les toutes premières photos aériennes de la rade d’Arcachon. Il a continué à concevoir de nouveaux avions, biplans et triplans.

Quand la Première Guerre mondiale éclate, il est mobilisé comme pilote militaire avec le grade de lieutenant. Il y participe dans le ciel de Serbie, remportant deux victoires aériennes, puis comme pilote d'essai chez les industriels mettant au point les nouveaux appareils pour l'armée. 

caudron_CLa paix revenue, il se lance dans la conception d’hydravions métalliques. Avec l'ingénieur Marcel Pillard, il conçoit un hydravion triplace bombardier-torpilleur, le Paulhan-Pillard T3. La construction du prototype est assurée par la Société provençale de constructions aéronautiques (SPCA) à La Ciotat. Le projet est abandonné après un accident mortel.

Parallèlement, il a fondé la Société Continentale Parker en 1927 avec Robert Deté, Enea Bossi et Pierre Prier. Cette société de revente de procédés de traitement de surface allait servir le développement de l’industrie aéronautique : d’abord par la commercialisation des procédés de parkérisation de Parker Rust-Proof de Detroit, puis celle des procédés de traitements électrolytiques d’Udylite Corporation. La société va dominer le marché européen via ses organisations successives dans les groupes Chemetall GmbH et Coventya GmbH.   

louis_paulhan_monumentIl abandonne l'aéronautique après le 10 mai 1937, jour où son fils unique René, pilote d'essai chez Caudron, né le 21 février 1907, trouve la mort aux commandes d’un prototype d’avion de chasse, un Caudron C.690. Il a pris alors sa retraite à Saint-Jean-de-Luz, où il est décédé en février 1963.

À Pézenas, sa ville natale où il est enterré, une place porte son nom depuis 1983 pour le centenaire de sa naissance. Un monument à sa mémoire y a été érigé. Un des quatre collèges de Sartrouville dans les Yvelines porte aussi son nom. 

 

 

 

 

 

Source : Wikipédia