LOUIS BÉCHEREAU

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Louis Béchereau, pionnier de l’aviation français, est né à Plou (Cher) le 25 juillet 1880. Décédé à Paris  le 18 mars 1970.

Après avoir fréquenté l’École nationale professionnelle de Vierzon, il a intégré l’École des arts et métiers à Angers, âgé à peine de 16 ans. Il était contemporain (entre autres) de Clément Ader, de Gabriel Voisin, de Wilbur Wright, d’Henri Farman et de Louis Blériot.

Il a terminé ses études en 1901 et a participé immédiatement, avant son incorporation dans l'armée, à une compétition de modèles réduits organisée par le journal “L'Auto”. Béchereau a remporté le premier prix, un modèle fabriqué ensuite en série pour le compte des grands magasins parisiens.

Démobilisé en 1902, Béchereau a rejoint un atelier de construction mécanique à Bezons où il a participé à la réalisation d'un prototype conçu par Clément Ader. Il relatera souvent les essais de vols réalisés avec l'Éole ou l'Avion.

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Un neveu de Clément Ader avait créé en 1903, à Levallois, la Société de construction d'appareils aériens (SCAA). Client de cette société en 1909, Armand Deperdussin lui avait confié la réalisation d'un avion qui serait par la suite exposé sous les verrières du Bon Marché (1910). Deperdussin avait en effet créé entretemps la société De Feure et Deperdussin (DFD) avec le designer Georges de Feure. Sortirent de ces ateliers deux prototypes d'aéroplanes monoplans, le Deperdussin-de Feure 1 et le Deperdussin-de Feure 2. C'est ce dernier qui a été exposé au Bon Marché.

En janvier 1911, fut créée la SPAD (Société de production des aéroplanes Deperdussin) dont il a confié le bureau d'études (direction technique) au jeune Louis Béchereau, qui avait travaillé avec De Feure sur le deuxième prototype d'aéroplanes monoplans.

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En 1911, l'un de ses collaborateurs était le pionnier néerlandais Frederick Koolhoven, futur directeur de British Deperdussin et constructeur de nombreux avions hollandais.

Béchereau a conçu dès le départ des appareils dits “monocoques”, au fuselage très aérodynamique. Cette caractéristique leur permettait d'atteindre des performances jusqu'alors inédites. Ses collaborateurs directs étaient aussi des anciens de l'École des arts et métiers dont Louis Janoir, chef-pilote, et André Herbemont. Son concept révolutionnaire permit à la société Deperdussin de remporter plusieurs prix, dont la fameuse Coupe aéronautique Gordon Bennett, en 1912, avec Jules Védrines aux commandes.

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À la suite de malversations financières de Deperdussin découvertes en août 1913, Louis Blériot reprit la société en 1914 en la rebaptisant Société pour l'aviation et ses dérivés, conservant par là-même le sigle SPAD. Louis Béchereau est resté chef du bureau d'études et a poursuivi le développement de nombreux appareils dont le fameux SPAD S.XIII.

Pendant la Première Guerre mondiale, lorsque Georges Guynemer a reçu, le 27 août 1916, son premier SPAD S.VII équipé d’un moteur Hispano-Suiza, il a écrit à Louis Béchereau, dès le lendemain, une lettre vantant les merveilles de ce nouvel avion. L'as du combat aérien, Guynemer, a eu par la suite une correspondance technique très abondante avec Béchereau qu'il appela «l’as des constructeurs».

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C'est d'ailleurs lui qui a remis à Béchereau la médaille de Chevalier de la Légion d'honneur le 12 juillet 1917, dans le grand hall de la Société SPAD, en présence du ministre de la Guerre. (Citation : «Vous avez donné la suprématie aérienne à votre pays et vous aurez une grande part dans la victoire. C'est un splendide titre de gloire. C'est avec le sentiment de l'admiration et de la grande reconnaissance que nous vous devons tous, que je vous donne l'accolade.»). 

 

Béchereau a quitté ensuite la SPAD pour créer la Société des Avions Bernard (dite Société des trois B) avec Bernard et Birkigt (fondateur de la Société Hispano-Suiza). Il a collaboré également avec la Société des moteurs Salmson et s'est associé en 1931 avec le carrossier Georges Kellner pour créer la société Kellner-Béchereau.

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A la veille de la Seconde Guerre mondiale, il a conçu encore le monoplan K.B.E60 destiné à la Marine nationale française. L'usine a été pourtant détruite en 1942 par un bombardement et la société Kellner-Béchereau a fusionné alors avec les Aéroplanes Morane-Saulnier. Béchereau est resté l'un des directeurs jusqu'à sa retraite en 1950.

Décorations et honneurs reçues : Médaille de l'Aéronautique (1950) ; Lauréat de l'Académie des sciences et du Prix Arthur du Faÿ (1959) ; Médaille d'Or de l'Aéroclub de France ; Commandeur de la Légion d'honneur (1966) ; Prix Nessim-Habif (1966) ; et Membre d'Honneur de l'Union syndicales des industries aéronautiques.

Source : Wikipédia